-
<
Accueil
< Rapports
|
- -
|
"Les animaux, malades du cirque ou l’esclavage itinérant"
II
- La Condition de l'animal dans les cirques
Télécharger le rapport (PDF 4,2 Mo)
C’est un abus de langage que de faire croire qu’il existe des « animaux de cirque ».
Les animaux n’étant pas, par essence, destinés à agrémenter les pistes de cirque,
il serait donc plus juste de parler d’animaux dans les cirques.
|
A.
La détention
Les
quartiers d’hiver s’apparentant plus à des zoos, nous n’aborderons
donc que le problème de la détention des animaux lors des tournées
(qui s’étalent sur près de 11 mois de l’année en moyenne).
Patrimoine génétique
Même né
en captivité, l’animal sauvage détenu dans une ménagerie a un patrimoine
génétique lié à son comportement en liberté. Selon l’éthologue Van
Roojen
« la privation de certains aspects de l’environnement (même
si les animaux ne les ont jamais connus dans leur vie) met les animaux
dans des états qu’ils expérimentent comme souffrance. »
Il est donc faux de considérer qu’un animal né en captivité
pourrait ne pas souffrir du fait de sa naissance derrière les barreaux.
Le territoire
Le cirque étant mobile, les installations réservées à l’animal se
limitent à des « voitures -cages » ou à des petites toiles
de tente installées autour du chapiteau. Cette restriction du territoire
de l’animal n’est pas seulement une restriction à sa liberté mais
aussi une restriction apportée au panel de ses comportements.

Rhinocéros blanc cirque Franck Zavatta
Nous ne prendrons ci-dessous que quelques exemples représentatifs des animaux présents dans les cirques français (girafes, éléphants, tigres et hippopotames) afin d’illustrer nos propos quant à l’inadéquation des cirques en matière de comportement animal.
| Girafe |
Comportement Naturel |
Dans les cirques français |

Girafe cirque Luc Fratellini
|
Vaste
territoire de brousse et de savane de l’Afrique Sub-saharienne.
Territoire d’environ 120 km2 pour une femelle adulte. |
Camion
avec généralement un petit enclos de quelques mètres carrés,
(pour le temps de transport voir p.17). |
| Éléphant |
Comportement
Naturel |
Dans
les cirques français |
| Habitat
|
Savanes
boisées et forêts d’Afrique et d’Asie.
Territoire de 750 km2 à 1600km2 |
Attaches
croisées dans camion ou sous une tente.
->
Quasi-impossibilité de se déplacer.
|
| Comportement
de repos |
Dort
debout ou couché sur le côté de 2 à 4 heures. |
Les
visites publiques le jour et les déplacements la nuit rendent
le sommeil difficile. |
| Les
éléphants d’Asie peuvent dormir jusqu’à 5 heures en position
couchée. |
Les
attaches croisées rendent la position couchée impossible. |
| Toilette |
Les
éléphants d’Asie et d’Afrique
se baignent en moyenne 2.1 à 2.6 heures par jour. Ils
se couchent également dans la boue. |
Impossible. |
| Après
le bain de boue, les éléphants se frottent contre les arbres
et prennent un bain de poussière |
Impossible. |
| Comportement
alimentaire |
Recherche
de nourriture et alimentation pendant près de 16 heures. |
Alimentation
généralement le matin et le soir uniquement. |
| Les
éléphants boivent fréquemment et régulièrement. |
Quasiment
aucun cirque ne laisse à disposition des pachydermes de l’eau
en permanence, pour éviter les ‘inondations’ sur la piste. |
|
| Éléphant d’Afrique
Cirque Alain Zavatta
|
Du
fait de l’enfermement et de l’itinérance, les cirques ne peuvent
répondre aux exigences comportementales élémentaires des éléphants.
Leur détention constitue donc une grave atteinte à leurs besoins
naturels. Or ils sont une espèce protégée par la convention de Washington. |
| Tigre |
Comportement Naturel |
Dans les cirques français |
| Habitat
|
Les
tigres sont constamment en mouvement. Ils courent, sautent,
grimpent…
Territoire de 20 à 60 km2 environ pour les femelles et de
40 à 180 km2 our les mâles. |
3
m2 par animal en moyenne dans une voiture-cage.
|
| Comportement
alimentaire |
Chasse
à l’affût de gros gibier. |
Impossible. |
| Comportement d’exploration |
Les
comportements d’exploration sont très développés. |
Impossible. |
Les
tigres sont une espèce en danger classée en annexe I de la convention
de Washington.
|
| Hippopotame |
Comportement
Naturel |
Dans
les cirques français |
| Habitat
|
Basses
plaines d’Afrique en bordure de rivière. Peut s’éloigner
jusqu’à 30 km du point d’eau la nuit.
Passe
la majeure partie de la journée dans l’eau.
Les hippopotames perdent environ 12mg d’eau par 5 cm2
toutes les 10 minutes.
|
La
remorque d’un camion.
Dans
1 cas sur 2 une sorte de baignoire de la taille de l’animal
est installée dans le fond de la remorque.
|

Hippopotame
Franck Zavatta |
|
-
Autres problèmes liés à la détention
La
distance de fuite :
En plus d’être une sécurité pour l’homme, la distance de fuite est
essentielle pour l’équilibre mental et la survie du captif.
Or dans les ménageries, l’animal n’a que rarement les moyens de
fuir les agressions extérieures (regards, odeurs, bruits du public…)
pour manger ou dormir. Il est donc privé de cette distance de fuite
ou obligé de ne pas s’alimenter.
Ce problème est particulièrement visible lors de la
naissance d’un petit. La mère cherche un lieu sécurisé. Pour cela,
elle va le déplacer plusieurs fois par jour. Faute de trouver ce
lieu sûr, elle peut devenir agressive jusqu’à tuer son bébé.
C’est pour cette raison que les circassiens ont la fâcheuse habitude
de médiatiser ces quelques naissances, où le petit est biberonné
et dorloté…loin de sa mère.
La
perte de contrôle : Face à une agression (stimulus menaçant), les animaux ne peuvent
non seulement pas fuir mais sont également dans l’impossibilité
de réagir par une attaque, les barreaux ou les chaînes les en
empêchant.
Cette impossibilité d’extérioriser une réponse (perte de contrôle) conduit l’animal à réagir comportementalement par la dépression, la passivité et la soumission, car comme le souligne Laborit « un système nerveux c’est fait pour agir ».
Cette apathie physique (dépression, passivité et soumission) est
très nuisible pour l’animal et va à l’encontre de son bien-être,
elle conduit à des troubles du comportement dont les stéréotypies
sont les plus visibles.
Les stéréotypies : Dans tous les
cirques, quelle que soit leur importance, nous avons observé des
stéréotypies (mouvements répétitifs) chez les éléphants, les ours,
les fauves, les dromadaires, les primates…
- Stéréotypies
déambulatoires chez les ours (Kid
Bauer, Lydia Zavatta…), les primates
ou les félins (Pinder,
Arlette Grüss, Médrano, Franck Zavatta… ).
|
Allers-retours incessants d’une lionne / cirque de Paris
-
|
- Mouvements
de balancements chez les éléphants (très
marqués chez Pinder, Arlette Grüss, Kino’s…), les camélidés
(Werner…)
Ces
troubles du comportement ont tendance à s’aggraver, tout au long
de la vie captive de l’animal, jusqu’à représenter 75% du temps
éveillé. Ces activités à vide tentent de
compenser une frustration qui trouverait ses origines dans :
- L’absence
de zone d’isolement (flagrante dans les ménageries de cirque) et
donc l’impossibilité d’établir une distance de fuite.
- L’absence
de la phase appétitive du comportement alimentaire (recherche, maîtrise,
capture), l’animal dans les cirques n’ayant plus que la phase consommatoire
du comportement.
- La
raréfaction des stimuli externes (stimuli très important à l’état
naturel).
- L’impossibilité
de réagir par l’attaque ou par la fuite etc…
Selon Mac Bride et Craig ,
ces comportements stéréotypés sont les « manifestations d’un
échec à s’adapter de façon appropriée, et peuvent donc acquérir
valeur de critère pour l’adéquacité des environnements d’hébergement
au long cours pour les animaux. »
Si ces troubles du comportement prouvent que les installations des
cirques ne conviennent pas aux animaux sauvages, il faut également
se rendre compte que ceux-ci sont des «marqueurs des états de mal
être chroniques » et même
selon Wemelsfelder (1993), la preuve de l'existence d'une souffrance
chronique.
Le zoologue Fred Kurt va jusqu’à considérer que ces mouvements stéréotypiques
chez l’éléphant peuvent être apparentés à la folie humaine…
Le grégarisme :
Certaines espèces animales, tels que les lions, les éléphants ou
les hippopotames par exemple, vivent selon une organisation sociale
bien déterminée. La hiérarchie y est bien établie. Cette vie en
groupe social est fondamentale pour l’équilibre de chaque individu.
|
| |
Dans
la nature |
Dans
les cirques |
|
Éléphants |
Animal
grégaire : les femelles vivent dans une ‘unité familiale’,
pouvant aller jusqu’à 50 individus, dirigée par la plus
vieille femelle.
Les contacts, avec la trompe, sont fréquents. |
Plusieurs
cirques possèdent des femelles seules (Christiane Grüss…).
S’il existe plusieurs individus ils sont généralement enchaînés
‘en rang d’oignon’.
Les contacts sont difficiles ou impossibles |
|
Girafe |
Animal
grégaire. |
Toutes
les girafes dans les cirques français sont contraintes de
vivre seules. |
|
Hippopotame |
Groupe
de 10 à 100 individus en moyenne. |
Tous
les hippopotames sont contraints de vivre en solitaire. |
|
Tigre |
Vit
la plupart du temps en solitaire. |
Plusieurs
individus cohabitent. |
|
-
Dans
certains cirques, des espèces différentes sont contraintes de
cohabiter :
-
Tigres
et lions : ménagerie Crone-Fratellini, Franck Zavatta
(Sénéca), Werner…
-
Black
un berger allemand avec 2 lions et 1 lionne (cirque Marlon
Hart)
La sexualité :
Les
naissances de lionceaux ou de babouins ne sont pas rares dans
les ménageries. Si l’absence de naissances peut être un critère
d’évaluation du mal-être de l’animal, il serait faux de considérer
qu’une reproduction (chez ces quelques espèces seulement) suffirait
à considérer que l’animal est équilibré.
Hypersexualité :
L’activité sexuelle intense chez certaines espèces semblerait
être le résultat de l’ennui des animaux en cage. L’hypersexualité
peut conduire jusqu’au dérèglement
moteur du cycle reproducteur.
Par
exemple, les périodes d’œstrus chez les fauves engendrent des
rivalités entre les mâles. Ces chaleurs peuvent apparaître tous
les deux mois pendant 10 jours. Les saillies sont alors très fréquentes :
toutes les 10 minutes. Les
solutions résident alors dans la castration des mâles (pourtant
interdites), l’injection ou l’administration de progestatifs aux
femelles .
Le
musth :
Le cas des éléphants est particulièrement préoccupant, notamment
lorsqu’ils sont en musth. « Cette fonction glandulaire tout
à fait particulière s’inscrit dans le cycle sexuel d’une façon
inexpliquée. Les animaux sont alors nerveux, excitables, agressifs,
imprévisibles et peuvent devenir dangereux. ».
La période du rut chez les tigres et les lions « a une influence
néfaste chez ces animaux et rend souvent dangereux même les sujets
les plus doux ».
Déficience
du comportement social :
La détention dans les voitures-cages ne
permet pas aux animaux de se reproduire dans une structure
familiale équilibrée. Comme évoqué ci-dessus, la présentation
dans le ‘cul de sac’ qu’est la remorque de camion ne permet pas
le repli ou la fuite de la mère et de son petit. La prise en charge
des jeunes animaux par les circassiens risque de conduire à une
déficience d’éléments comportementaux, comportement social notamment,
préjudiciable à l’animal.
Consanguinité :
Les dresseurs de tigres et de lions se plaignent aussi des tares
qui peuvent découler du fort taux de consanguinité. Ce problème
découlant d’un faible brassage génétique « les a dégénérés
d’une certaine manière ».
L’origine
et le devenir des animaux
L’origine :
Il nous semble important de rappeler que les ménageries ont eu
une part active dans le pillage de la nature durant toute l’époque
coloniale. Par exemple, les gouverneurs coloniaux installés en
Inde attribuèrent de nombreuses licences d’exportations d’éléphants
vers l’Europe. Entre 1866 et 1886, Hagenbeck importa quelques
300 éléphants d’Asie …
Aujourd’hui
les importations sont plus complexes, notamment grâce à la mise
en place de la Convention de Washington en 1973. Toutefois le
cirque Arlette Grüss, aurait importé illégalement (pas de CITES)
3 éléphants d’Inde en provenance de Russie, une dizaine de panthères
et plusieurs perroquets qui auraient participé au spectacle malgré
l’avis défavorable du ministère de l’environnement .
De
nombreux cirques sont dans l’incapacité de présenter les documents
indiquant l’origine des espèces présentes, tout laisse croire
que les animaux exotiques d’origines illégales sont légions dans
ces établissements. Une
partie proviendrait néanmoins de zoos.
Les
retraites :
Elles sont aussi diverses que surprenantes…
|
 |
Achille,
le chimpanzé du cirque Amar a ainsi été contraint de passer plusieurs
dizaines d’années dans sa cage de 3 m2 (depuis mai 2000, One Voice
l’a replacé dans un sanctuaire pour primates) |
-
Quant
ils ne meurent pas de leurs conditions de vie, les éléphants
sont la plupart du temps replacés dans des zoos. Ces ‘retraites’
sont programmées dès que l’animal ne devient plus assez
malléable au domptage. Sabbah et Kelly, les 2 éléphantes
les plus âgées du cirque Pinder, sont depuis près de 28
ans sur la piste et pourtant ce sont Népal et Baby, plus
jeunes, qui ont été placées au zoo de la tête d’or à Lyon
en « retraite » anticipée.
-
Beaucoup
d’animaux sont euthanasiés dès qu’ils sont trop vieux, notamment
les fauves.
-
Certains
cirques abandonnent sur place, après une représentation,
leurs animaux comme à Toulon en 2002 (autruches, cochons,
chèvres..)
-
D’autres
les laissent finir leur vie dans les quartiers d’hiver.
Exiguïté des cages, déstructuration du groupe social, climat
non adapté et absence d’occupation restent alors le quotidien
des animaux dans ces « quartiers » et ne répondent
même pas aux normes minimales imposées aux parcs zoologiques.
Le transport
De
villes en villes :
Certains
cirques, tels que Pinder, parcourent près de 20 000 km par an,
pour visiter 180 villes. Les animaux passent ce temps enfermés
dans le noir et dans le bruit sans réelle possibilité de mouvements
bien évidemment et luttant contre les cahots.
|

Girafe
Christiane Grüss
|
Etant trop hauts, les camions transportant les girafes, ne peuvent passer sous les ponts. Les cirques, tels qu’Achille Zavatta, ont donc trouvé la parade en équipant les camions de compresseurs permettant d’abaisser toute la partie supérieure du camion avant le départ. La girafe est donc contrainte de voyager le cou recourbé…
A
l’automne 1999, la girafe du cirque Arlette Grüss fut victime
d’un arrêt cardiaque suite à un accident de la route :
le camion tractant 2 remorques était tombé en contrebas de l’autoroute
A41. |
| De
nombreux éléphants restent enchaînés par une patte avant et une
patte arrière dans le camion, ce qui les empêche de se coucher.
Afin de se faire une idée de ces transports, il suffit
de s’imaginer un voyage en bus, debout, sans possibilité de se
tenir ou de s’asseoir. |
 |
Eléphante
capturée au Zimbabwe dans les années 80.
Enchaînée
(avant droit arrière gauche) dans un camion, elle se balance
d’une patte sur l’autre pendant des heures (cf stéréotypies
p.13) - cirque Maximum.
|
| Beaucoup de cirques n’ouvrent les camions qu’en milieu de matinée. Ce qui signifie que les animaux sont dans le noir total pendant près de 12 heures. Pour les éléphants qui ne dorment que 5 heures au maximum, cette situation est intolérable..
|
|
Les
parades :
afin d’attirer le
public, il existe encore des cirques qui trimbalent leurs
animaux effrayés au milieu des villes et des villages. Outre la
foule, la musique et les annonces très bruyantes sont un stress
supplémentaire pour eux.
|
Christiane
Grüss / nouvelle république 03/05/2000 |
Nous
avons pu voir au milieu des villes :
· Des ours dans une jeep - cirque Kid Bauer.
· Des tigres dans une cage - cirque franco-belge.
· Des lions dans une cage - cirque Winter
· Un bœuf watussi et un dromadaire dans une remorque - cirque
Luc Fratellini.
· Une éléphante sur une remorque - cirque Christiane Grüss.
· Un hippopotame dans une cage - cirques Zavatta Eden circus,
Alain Zavatta, Franck Zavatta et Willie Zavatta
· Un rhinocéros
dans une cage - cirque Franck Zavatta.
|
-
Rhinocéros
blanc cirque Franck Zavatta |
-
La
détention très précaire dans la ménagerie et dans les camions
rend impossible toute fuite ou toute réaction d’attaque de l’animal.
Cette impossibilité d’exprimer les différents comportements (social,
alimentaire…) plonge l’animal sauvage dans la dépression, la passivité
et la soumission conduisant indubitablement à des troubles du
comportement. Les stéréotypies en sont les plus représentatives.
Les transports ne font qu’amplifier ce stress permanent.
|
-
|
VAN ROOJEN, “Impoverished environments and welfare” in Applied
Animal Behaviour Science12, 1984, p.3-13.
LABORIT H., « The major mechanism of stress, Methods
and Achievements in experimental pathology», Basel, Karger,
1991.
BRIDE Mc, GLEN & CRAIG, J.V., « Environmental design
and its evaluation for intensively housed animals» in Bresard
B., 1985.
HANNIER I., in le point vétérinaire vol.26 n°165, février
1995.
WEMELSFELDER, F., “The concept of animal boredom and its relationship
to stereotyped behaviour” in : Lawrence, A.B. & Rushen,
J. (Éds). Stereotypic Animal Behaviour. Fundamentals and Applications
to Welfare. CAB
International, U. K.,1993.
JEANDAUX
Marie-Luc, « Les fauves au cirque »
Thèse vétérinaire Université Lyon I, 1997.
SALLER Martin & Gröning Karl, « L’éléphant Mythe
et Réalités », collection Könemann, 1998,
p.76.
RICHARD
Jean, « Envoyez les lions ! ou le métier de dompteur »,
éd. Fernand Nathan, 1971, p. 26.
GRÜSS Alexis, «Points de vue », in Arts de la piste n°13,
p.38, éd. Hors les murs, avril 1999.
Panda Magazine WWF France n°53 été 93
|
| Toute
reproduction des textes ou des photos est interdite sans autorisation
© One Voice
-
One
Voice
23, rue du chanoine Poupard
BP 91923
44319 Nantes cedex 3
Tel: 02 518 318 10 - Fax : 02 518 318 18
info@cirques.org
|
|