Peut être un espoir pour les animaux des cirques - Mai 2006
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One Voice et l’Institut Jane Goodall France, ont remis, en novembre 2005, un rapport sur le bien être et la sécurité des animaux dans les cirques au ministère de l’Ecologie. Ce rapport, qui présente la problématique de la présence d’animaux sauvages dans les cirques, d’un point de vue éthique, scientifique, mais également en matière de sécurité du public, et qui propose des solutions, est aujourd’hui à l’étude.
Sécurité
Un aspect, pourtant crucial, de la présence d’animaux dans les cirques concerne la sécurité, du public, bien sûr, mais aussi des employés du cirque et des animaux eux-mêmes. Les normes de sécurité doivent donc prévenir tout risque de fuite de l’animal ou de contact avec le public. Le risque n’est pas limité à une agression physique, mais est aussi un risque sanitaire, autant pour l’homme que pour l’animal.
Contrôle
Les animaux de chaque cirque doivent tous être clairement identifiés et listés dans un registre, avec leurs caractéristiques, leur origine, et les évènements majeurs de leur existence. C’est là, la seule solution réellement efficace pour endiguer le trafic de ces animaux.
Bien être
Le bien-être n’est pas une notion abstraite. Tout animal maintenu en captivité par l’homme doit avoir droit à un bien être minimum, c'est-à-dire qu’on doit être en mesure de lui éviter toute souffrance.
Les 5 critères du bien être
Il existe 5 critères de bien être qui doivent être remplis pour éviter la souffrance aux animaux en captivité :
L’absence de faim, de soif et de malnutrition ; l’absence d’inconfort ; l’absence de douleur, de blessure et de maladie ; l’absence de peur et d’angoisse ; la possibilité de manifester un comportement normal.
Les incompatibilités
Certains animaux ne devraient jamais être détenus dans des cirques. Il s’agit de ceux qui sont classés en annexe I de la CITES (car les cirques ne sont pas en mesure de participer aux efforts de conservation) ; de ceux pour lesquels les 5 critères de bien être ne peuvent pas être remplis (comme les hippopotames, les léopards ou les dauphins… Mais aussi les femelles gestantes et les nouveaux-nés) ; et de ceux dont le dressage ne peut se faire sans recours à la force ou tout autre pratique cruelle.
Le problème du transport
Pour le bien être des animaux, il est important que la durée des déplacements et leur fréquence soient fortement limitées et contrôlées. Elles doivent être fonction des animaux et leur permettre de se reposer et de faire de l’exercice
En outre, les conditions du transport doivent également être optimales, et les véhicules adaptés aux animaux qu’ils transportent !
Origine et devenir des animaux
Il n’est pas acceptable que des animaux soient prélevés dans la nature pour travailler dans un cirque. En outre, les cirques itinérants ne permettent pas d’assurer un bien être minimal à une femelle en fin de gestation ou à un nouveau né. Toute reproduction doit donc y être proscrite. De même, les individus âgés, malades, ou « inaptes » au spectacle, doivent pouvoir bénéficier d’un lieu de retraite ou finir leur vie dans de bonnes conditions. C’est le devoir des circassiens d’assumer jusqu’à son terme l’existence de tous leurs animaux, sans avoir recours à l’euthanasie.
Perspectives
Bien sûr, l’objectif de One Voice et de l’Institut Jane Goodall, est que la présence d’animaux sauvages dans les cirques ne soit plus qu’un mauvais souvenir. Toutefois, l’urgence est celle des animaux qui y sont aujourd’hui. Il nous faut leur garantir des conditions de vie dignes, quand bien même ils seront les derniers à subir cet esclavage. C’est pourquoi nous demandons l’octroi d’un permis pour les cirques, délivré par le gouvernement pour une durée limitée, et pour des conditions de dressage et de numéros précises. En outre, il serait judicieux que les circassiens fasse un effort en matière de pédagogie, et présentent une image positive des animaux qu’ils utilisent, au lieu de les ridiculiser.
Voir aussi notre rubrique Législation
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