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Poignet cassé
Ainsi, par exemple, un cirque Zavatta s’est imposé
de force, sans autorisation et malgré le refus de la municipalité,
dans une ville des Pyrénées-Orientales. Son installation
illégale a provoqué une montée de violence
: une passante a eu le poignet cassé. Le directeur du cirque
a été condamné à deux mois de prison
ferme.
Un autre cirque s’est installé illégalement
dans une ville de la Manche. Des affrontements violents ont eu lieu
avec la gendarmerie et le personnel de la mairie : un employé
municipal a dû être placé en arrêt maladie.
Un troisième cirque possédant illégalement
une vingtaine d’animaux, déjà menacé
de fermeture mais relaxé, s’est imposé dans
plusieurs villes de la cité méditerranéenne
et en Savoie. Outrepassant les arrêtés municipaux d’interdiction
d’installation, les gens du cirque ont brisé des cadenas,
enlevé des plots en béton fermant l’accès
de parkings.
Un maire des communes concernées a déposé plainte
auprès du procureur de la République qui a délivré
un référé d’heure à heure. Un
autre maire s’est plaint au sous-préfet, auprès
des députés et des sénateurs de son département.
Des employés de cirque, surprenant une dame militant contre
les animaux dans les cirques, l’ont frappée ainsi que
son mari. Ils ont aussi crevé les pneus de leur voiture.
Le tribunal a classé l’affaire sans suite, estimant
les torts partagés.
Plusieurs plaintes pour défaut de certificat de capacité
et mauvais traitements sur animaux ont été classées
au motif suivant : l’établissement incriminé
n’est pas localisable en raison de son caractère itinérant
!
Groupe de travail dissous
Le groupe de travail sur la problématique des animaux dans
les cirques, prévu par Catherine Trautmann (ancienne ministre
de la Culture), a été dissous sans explication. Bernard
Latarjet, président du comité de pilotage «
2001, l’année du cirque », affirme que «
dans son ensemble, le monde professionnel des arts du cirque en
France est respectueux de l’animal ». Le débat
semble donc clos puisque, pour ce comité, la conception des
mauvais traitements aux animaux se limite à une violence
physique visible, manière habile d’occulter le problème
de fond que constituent la détention de ces animaux et leur
dressage.
Devant les pressions de certains cirques et le manque de soutien
des autorités, les municipalités ont peur de leur
refuser le droit d’installation. One Voice continue à
informer les mairies sur la législation en matière
de certificats de capacité.
Achille, sauvé, après 36 ans de détention
One Voice a déposé une quinzaine de plaintes pour
défaut de certificat de capacité et mauvais traitements
sur animaux en vue de faire retirer les animaux aux cirques incriminés.
C’est ainsi qu’Achille, chimpanzé du cirque Amar,
détenu dans des conditions effroyables pendant 36 ans, a
été sauvé. One Voice l’a ensuite confié
à un sanctuaire pour primates où il coule désormais
une vie loin du stress, avec ses congénères.
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