
Chers Amis,
Hélas, les traces du colonialisme ne sont pas
encore totalement effacées. Elles perdurent çà
et là. En particulier dans les cirques où les éléphants,
les tigres, les lions d’Asie ou d’Afrique sont exhibés
comme des trophées. Plus exactement comme des trophées
d’armes de la volonté guerrière de domination d’un
groupe humain sur un autre et plus largement de l’humain sur l’animal.
Arrachés à leur patrie, dressés, reclus, autrement
dit réduits à l’esclavage, ces animaux dénaturés
deviennent des fantômes dont la plainte est rendue muette par
les flonflons du spectacle.
Comment donc, dans les cirques, ces éléphants, ces lions,
ces tigres, peuvent-ils nous faire rêver ?
Le seul rêve que nous puissions avoir en les regardant est un
rêve pour eux. Un rêve de liberté. Une liberté
inconditionnelle dans un territoire à jamais protégé.

Présidente
Fondatrice