| La
triste réalité des coulisses
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La vie des animaux de cirques, vue des coulisses, n’est pas
rose. Une spectatrice « privilégiée »,
a vécu longtemps dans un grand cirque français. Son
témoignage est accablant. Pour des raisons de sécurité,
elle a tenu à préserver son anonymat.
Dressage violent
Selon Madame P. qui a passé une dizaine d’années
dans ce milieu, les conditions de détention et de dressage
des animaux sont déplorables. Et pas seulement pour les animaux
sauvages. C’est ainsi, qu’elle a pu observer la façon
dont des bouledogues étaient maltraités par leur dompteuse
: « Je l’ai vue, pendant des mois faire travailler ses
chiens, à coups de fouets. Ils étaient contraints
de ramper, de courir après un ballon. Ils étaient
terrorisés ». Dans un autre cirque, elle affirme avoir
été témoin de cette scène : «
Un jour, je vois un petit chien courir maladroitement au milieu
d’une dizaine d’autres. J’appelle le gars et lui
dis : «il est pas un peu bizarre ton chien ?». Il me
répond «C’est celui qui s’est fait éventrer
par les autres » Il avait les boyaux qui sortaient mais le
conditionnement faisait qu’il partait quand même travailler
sur la piste. »
Lionnes abattues
Madame P a vu des lionnes être abattues car leur dresseur
avait quitté le cirque. Elle a observé les animaux,
éléphants, lions ou même chevaux souffrir du
manque d’eau durant l’été : « ce
n’est que quand ils avaient travaillé, qu’ils
avaient droit à la récompense suprême : le droit
de s’abreuver ! » Elle a également vu «
des garçons de piste portant des sortes de lances à
bout tranchant qui frappaient les lions qui ne voulaient pas obéir
ou ne voulaient pas sortir.»
Des piques et des blessures
Concernant les éléphants, Madame P. assure qu’ils
étaient constamment dressés en violence, le dompteur
utilisant une pique pour l’enfoncer dans les chairs les plus
sensibles de l’animal. « Il s’agit des zones situées
derrière l’oreille et au niveau du poitrail ».
Elle a assisté à la blessure d’une éléphante,
au niveau du poitrail justement, qui a provoqué un abcès.
L’animal a été soigné, par un vétérinaire,
mais continuait de souffrir. « Cet animal évidemment
était handicapé et boitait en raison de la douleur.
Mais elle était contrainte d’aller travailler tous
les soirs. Alors on maquillait l’abcès, pour que le
public ne se rende compte de rien. Malheureusement, un jour le maquillage,
le plâtrage qu’on lui mettait au niveau de la poitrine
a craqué et je me souviens, j’assistais à la
représentation, d’une dame écoeurée,
qui a dit : « qu’est ce que c’est que cette horreur
? ». |