Pour
un cirque sans animaux
Les animaux ne sont
pas à leur place dans les cirques. Même si les
spectateurs, de toute bonne foi, ne s’en rendent pas compte,
ces animaux sont malheureux. Maintenus dans de mauvaises conditions
de détention, obligés de réaliser des tours
parfois douloureux, brinquebalés dans des camions sans
confort, ils mènent une existence pénible.
C’est pourquoi depuis l'automne 1999, One Voice mène
une campagne afin d'obtenir l’interdiction de l’usage
des animaux dans les cirques.
La négation des besoins physiologiques
Depuis plus de 40 ans, les pays scandinaves ont interdit les
animaux sauvages dans les cirques, l’Inde et l’Autriche
s'apprêtent à faire de même parce que le
cirque ne peut offrir aux animaux un espace (en moyenne dix
fois moins grand que dans un zoo !) et des conditions de vie
compatibles avec leurs besoins physiologiques. Ceci se traduit
par des mouvements stéréotypiques et le développement
de pathologies particulières.
Dans un cirque, les impératifs biologiques des espèces
concernées ne peuvent être respectés (milieu,
groupe social, espace, etc.). Les longs transports en camions
mal adaptés (chaleur, exiguïté…) n’arrangent
rien. Les animaux sont brinquebalés (chocs, hématomes…)
pendant des heures, voire des jours.
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Les accidents sont inévitables : en 1994 à Honolulu, l’éléphante Tyke s’est enfuie après avoir blessé un gardien et tué un dresseur. Elle ne s’est effondrée, couverte de sang, que sous la 86ème balle de la police. |
En
1998 en banlieue parisienne, l’ours brun Tibor, 21 ans et
300 kilos, du cirque de Laponie, est sorti de la piste en provoquant
une panique générale, blessant une petite fille. Des
spectateurs ont déposé deux plaintes, l’une
pour défaut de sécurité, l’autre pour
mauvais traitements envers l’animal.
En 1999, la girafe du cirque Arlette Grüss est morte dans un
accident de camion, l’éléphant d’un cirque
Zavatta est mort d’une crise cardiaque. En 2000, un lion et
un cheval du cirque franco belge sont morts après leur évasion.
L’illusion du dressage en douceur
Ces numéros sont d’autant plus contestables que le
dressage est en opposition totale avec les activités normales
de l’animal (éléphant sur les pattes avant,
singes en tutu.) Les méthodes dites " douces "
de dressage montrent vite leurs limites, comme en témoignent
certains dompteurs :
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"Tirer de temps à autre un petit bout de sucre de votre poche, l’offrir à grignoter : votre élève donne une excellente impression au public. Il se persuade que le sujet prend plaisir à exécuter un numéro, qu’il est câliné et dorloté par un maître du soir au matin, et qu’il aime ce maître, à en mourir.
Ce sont là des trucs nécessaires pour dissimuler les cruautés du métier. Si on se doutait de celles-ci, tous nos numéros seraient interdits ". Harry Collins, dresseur |
"On torture les animaux à des fins lucratives.
On les dresse à lever une patte, à sauter dans un
cercle. Le public applaudit une fois, deux fois, puis après
il se lasse. Il faut trouver mieux chaque fois. C’est la compétition
pour de l’argent, c’est l’escalade vers l’horreur...".
Paul Leroyer, ancien dompteur
" …le chien qui fait le saut périlleux accomplit
un exercice qui fut imposé à dix autres chiens peut-être
avant lui, à dix autres chiens, dont la colonne vertébrale,
moins résistante, s’est brisée… ?. " Paul Reboux
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L’anti-pédagogie
Le mélange d’espèces de milieux différents, la présentation dans des postures inadaptées, dans un milieu artificiel et une relation « animal humain » faussée donnent à l’enfant une vision erronée du monde animal. |
Le
vide juridique
De nombreux cirques ne sont pas en règle. Soit ils n’ont
pas les certificats de capacité requis, soit ils enfreignent
les dispositions de la Convention de Washington qui protège
certaines espèces animales, quand ils ne détiennent
pas illégalement des animaux (Amar, C.Grüss, plusieurs
Zavatta…). Conformément à l’article 211
du code rural, un maire peut refuser l’installation d’un
cirque détenant des animaux d’espèces non domestiques
considérées comme dangereuses, et fonctionnant irrégulièrement.
Ce texte mis à part, il n’existe quasiment aucune législation
spécifique aux animaux de cirques, One Voice travaille afin
de combler le vide juridique dans ce domaine.
Nos propositions
One Voice demande que l’exploitation des animaux dans les spectacles itinérants soit abandonnée au profit d’un véritable art du cirque.
Cette mesure aurait pour intérêt de:
- Ne plus cautionner la maltraitance animale.
- Promouvoir les "nouveaux cirques" sans animaux, plus riches en créativité.
- Promouvoir une éducation respectueuse, où l’enfant découvre l’animal dans son milieu naturel.
- Ne plus prendre le risque d’accidents avec les animaux.
L’abandon de l’utilisation de l’animal dans les cirques pourrait se faire dans un premier temps par :
- L’arrêt de l’importation et de la reproduction des animaux concernés.
- Le placement progressif des animaux dans des refuges habilités.
- La mise en place d’un programme de reconversion des spectacles utilisant des animaux en des représentations sans animaux (avec subvention).
L’animal de cirque est à la fois vedette et victime. Pour lutter efficacement contre ces souffrances, One Voice vous invite à ne plus aller voir les spectacles utilisant des animaux, et à privilégier le nouveau cirque (cirque du Soleil, cirque Plume, cirque Imagine, etc.). |
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